Dr Bhole: Travailler avec Pranayama

Selon l’approche du Dr Mukund Bhole ,

Extait de Yoga Anubhava, l’Expérience du Yoga, U.K, Mai 2007.

Texte Traduit de l’anglais.

 Introduction :

 Dans le yoga on trouve la doctrine du « corps vital » (prânamaya sarîra) ou « enveloppe vitale » (prânamaya kosha).

Nous avons une connaissance informationnelle des diverses activités[1] ou fonctions vitales qui sont essentielles pour notre survie et notre existence. Nous ne pouvons pas faire l’expérience directe de toutes ces fonctions, à part celle de notre respiration et de l’activité du cœur qui continuent toute notre vie.

De ces deux activités nous ne pouvons volontairement modifier que notre respiration, pas notre cœur, et donc, au niveau de prânamaya  nous commençons à travailler avec la respiration et le fait de respirer.

En yoga nous considérons l’expérience de la “respiration” et “respirer” comme une “activité vitale” pour pouvoir accéder à notre “corps vital” (prânamaya kosha) et pas simplement comme un système physiologique et/ou un mécanisme chargée d’obtenir de l’oxygène et d’éliminer le CO2 du corps.

L’échange gazeux est un paramètre objectif qui est très important pour notre existence et notre survie.  Subjectivement nous ne pouvons pas faire l’expérience de O2 ni de CO2 car ils n’ont pas d’odeur, pas de goût, pas de couleur et pas de forme définie.

C’est notre esprit ou nous-mêmes qui faisons l’expérience du toucher de O2 et/ou CO2  par le “mouvement de l’air” (vent ou vâyu) et non pas en tant que O2 ou CO2. La conscience agit comme une faculté tactile à travers la modalité du toucher (sparsa).

Le manque d’oxygène dans le sang et dans les tissus physiques est perçu comme une perturbation dans les fonctions physiques. La même chose est vraie pour les niveaux de dioxyde de carbone. 

 Le “souffle” représente l’air (gaz) qui est une substance matérielle comme l’eau (liquide) et la nourriture (solide).  Ces trois catégories de substances matérielles sont nécessaires à notre survie et à notre existence.

Cependant elles ne peuvent pas rentrer et sortir des cavités du corps d’elles-mêmes. Elles ont besoin de processus convenables comme le fait de respirer, sucer, boire, manger, avaler, uriner et déféquer pour les faire entrer et sortir des cavités du corps.

 Notre respiration commence rapidement après la naissance[2]. Nous n’apprenons pas à respirer. Nous apprenons à modifier la respiration pour parler, chanter etc.

En yoga, nous commençons à travailler avec le souffle et l'action de respirer, afin de développer une expérience directe et une compréhension du corps vital (pranique).

La plupart du temps nous ne faisons pas l’expérience de notre souffle ou du fait de respirer, bien que le mouvement du souffle et les mouvements respiratoires continuent sans arrêt.

 Nous devons faire un effort pour prendre conscience du souffle et de l'action  de respirer. Cela est essentiellement en relation avec l’activité sensorielle, qui, à son tour, mène vers des sensations, perceptions, sentiments, émotions, pensées, connaissances et compréhension.

Le mot “prânâyâma  est composé de deux mots “prâna” et “âyâma”.

Nous allons comprendre qu’il s’agit de “l’extension” ou de “l’expansion” (âyâma) de notre connaissance expérimentale, en lien avec le souffle et le fait de respirer, comme une activité existentielle et assurant la survie grâce à l’activité sensorielle (prâna).

D’habitude le mot “âyâma” est expliqué comme rétention du souffle, mais nous allons le comprendre comme “extension” ou “expansion” de notre connaissance expérimentale.

Le mot “prâna” peut être utilisé pour désigner une certaine énergie dans l’espace extérieur qui rentre dans le corps pendant la respiration, mais nous allons le comprendre comme une activité sensorielle (prâna) et aussi comme une force/énergie (sakti) dont nous faisons l’expérience.

 Nous allons également travailler avec un autre terme yogique, “vâyu”. Vâyu est en général traduit par, “air”, mais veut en fait dire “vent”, c’est à dire l’air en mouvement.

Pour cette raison nous allons interpréter le terme, “vâyu” comme “mouvement”. Il peut s’agir du mouvement de l’air, de l’eau (liquides), de nourriture (solides) dans l’espace en dehors du corps, ou dans les différentes cavités du corps.

Donc nous allons aussi utiliser le terme, “vâyu” pour comprendre diverses sortes de mouvements du corps et ceux qui se déroulent à l’intérieur du corps.

En langage médical, vâyu pourrait être compris comme l’activité neuromusculaire et psycho- neuromusculaire.

 

Pratique 1:

Explorer la possibilité d’influencer volontairement les mouvements respiratoires[3] dans la pratique de différentes asanas (postures).

 

Objectifs :

Observer et explorer notre capacité (volontaire) d’aider le corps à se dilater et se rétracter un peu plus pendant la respiration et appartenant à la pratique de nâdi-suddhi prânâyâma[4]”.La pratique :

1.                En maintenant une posture[5] assise confortable avec le dos droit commencez à faire l’expérience des mouvements respiratoires.

2.              En prenant une des pratiques simples d’étirement (cakrâsana), reconnaissez toute région étirée dont la paroi du corps  manifeste de l’ouverture.

3.               Ensuite étudiez les mouvements respiratoires en relation avec l’inspiration et l’expiration lorsqu’ils deviennent plus affirmés dans cette région étirée. Continuez de travailler pendant 6 à 10 respirations.

4.              Maintenant, volontairement, aidez ces régions du corps à se mettre en expansion et à se rétracter avec plus d’amplitude qu’auparavant.

5.              Pour réussir ces objectifs vous devez aider volontairement la force intérieure, agissant sur la paroi du corps, à devenir de plus en plus forte afin d’arriver à plus d’expansion pendant l’inspiration et pour augmenter le processus de rétraction vous devez contracter les muscles du tronc pendant l’expiration.

6.              Vous allez vous rendre compte qu’il faut un minimum de 10 à 15 respirations pour atteindre des bons résultats sans se sentir tendu ou développer des tensions excessives quelque part. Certains parmi nous ne pourront pas atteindre l’objectif dans une session ou en une journée. Vous devez pratiquez plus longtemps. Cela devient  « abhyâsa ».

7.               Finalement vous allez certainement réussir à atteindre votre objectif.

8.               Allez plus loin lorsque vous vous  confortable avec cette pratique. Découvrez si vous pouvez graduellement  permettre à cette expansion d’arriver jusqu’à la peau et à la rétraction d’avancer autant que possible vers le centre du corps.

9.              A nouveau il se peut que cela demande une pratique sur plusieurs jours.

10.           Chaque fois évaluez les effets après la pratique et gardez un support écrit ou mental de vos expériences et trouvailles.

11.             Travaillez avec différentes postures à des moments différents.

12.            Essayez de vous rendre compte que c’est le mouvement d’expansion qui permet l’aspiration de l’air dans la cavité du corps (poumons) et le mouvement de rétraction qui permet l’expulsion ou la poussée de l’air hors de la cavité du corps.

13.            Nous devons nous rendre compte que presque tous les organes internes ont des cavités qui travaillent sur ce principe de recevoir et d’expulser par l’activité musculaire qui est initiée, maintenue et terminée par des impulsions nerveuses. Cet activité neuromusculaire peut être automatique (kriyâ sakti)  ou volontaire (icchâ sakti) de nature.

 Pratique 2 :

Faire l’expérience du remplissage et vidage des cavités du corps et se familiariser avec le concept de “pûraka[6]” et “rechaka 

1.                En prenant une posture assise simple avec le dos droit portez votre attention sur les côtés gauche et droit de votre tronc (kâyâ).

2.              Posez vos mains sur les côtés de votre tronc,  ressentez et reconnaissez la distance entre vos deux mains en ressentant les mouvements respiratoires.

3.              Posez-vous la question : qu’y a-t-il entre mes mains ? 

4.              La réponse pourrait être : quelque chose de dense et solide, ou comme de la gelée ou de la mousse ou aussi une sensation d’espace intérieur.

5.              Continuez à travailler selon les consignes jusqu’au moment où vous faites l’expérience de la présence d’un espace ou d’une cavité selon votre perception intérieure.

6.              Essayez de gardez le lien (yoga en tant que yug) avec cet espace et étudiez ce qui se passe avec cette espace pendant la respiration.

7.               En travaillant un certain temps vous allez sûrement développez l’expérience que cette espace ou cavité se remplit (pûraka) et se vide (recaka) pendant la respiration normale.

8.               Essayez aussi de voir si toute la cavité se remplit et se vide uniformément ou si le remplissage et vidage sont non uniforme.

9.              Pratiquez la même chose en prenant différentes positions du corps.

10.           Il se peut  que vous  découvriez qu’une position particulière attire votre attention vers une cavité[7] particulière du corps, d’autres postures vous donneront une bonne expérience de plus d’une cavité.

11.             Notez vos expériences, commentaires, questions et conclusions avant de les oublier et avant de décider de terminer votre séance.

12.            Essayez de différencier entre les deux expériences différentes. L'une concerne «l ’expansion et la rétraction » des parois du corps en lien avec l’activité de prâna vâyu et apâna vâyu. L’autre concerne le remplissage (pûraka) et vidage (recaka) de la cavité ou des cavités du corps. Bien que les cavités semblent se remplir et se vider de l’air, il ne s’agit pas de l’air physique mais des sensations qui se manifestent intérieurement - “prâna”.

 

Analyse du travail

en langage yoguique et médical :

 

Travail avec la respiration naturelle.

 

(1)                       Chacun de nous a une façon particulière de respirer en situation normale de détente. Le style de respiration dépend de beaucoup de facteurs tels que la posture, l’état musculaire du tronc, le type de profession, l’état mental, le sexe (les hommes ont plus souvent une respiration abdominale / diaphragmatique tandis que les femmes ont plus souvent une respiration thoracique, plus marquée pendant la grossesse) etc.

 

Une activité respiratoire efficace devrait idéalement impliquer toute la région du tronc et finalement le corps tout entier. Ce que nous trouvons en réalité est que même en considérant seulement le tronc, il y a souvent des régions qui manifestent des mouvements respiratoires plus ou moins amples, tandis que d’autres régions manifestent très peu de mouvements, ou pas du tout de mouvement.

 

Dans une attitude voûtée qu’on peut souvent voir chez les personnes déprimées, la cage thoracique ne peut pas manifester des mouvements respiratoires librement à cause de la contraction des muscles intercostaux. La paroi de la poitrine reste dans une condition comprimée et fermée. Il se peut que la région abdominale reste aussi comprimée et contractée. Par conséquent il se crée une obstruction pour les mouvements respiratoires (le canal antérieur de vâyu et prâna, c’est à dire pûrva mârga est bloqué).

D’autre part dans une attitude d’extension qu’on peut souvent voir chez des personnes agressives et hostiles, le sur étirement des muscles abdominaux les empêchent de participer aux mouvements respiratoires et le dos se bloque à cause d’une contraction forte des muscles vertébraux qui comprime la région lombaire (canal postérieur de vâyu et de prâna, c’est à dire paschima mârga est bloqué).

Cette attitude d’extension peut être aussi observée chez beaucoup de cadres, où les muscles du bas de l’abdomen sont maintenus dans un état contracté. L’effet sur les mouvements respiratoires est le même.

Porter l’attention sur la façon dont la personnalité influence les mouvements de la respiration, au lieu de regarder la forme du corps, sa flexibilité, la posture et les courbes de la colonne vertébrale, est une façon différente de considérer notre «attitude posturale».

Comme nous l’avons vu auparavant les différentes asanas mènent vers une compression de différentes régions du tronc. Cela occasionne le blocage ou l’obstruction des mouvements naturels de la respiration dans ces régions.

A cause de la diminution des mouvements respiratoires dans une région, les autres régions commencent à répondre aux changements de la pression interne occasionnée par la contraction et du relâchement du diaphragme thoracique. Ceci devient possible grâce à notre entraînement de la relaxation et le développement d’un sentiment de «lâcher prise». Avec un léger effort volontaire nous pouvons renforcer ces mouvements.

Le principe sous-jacent est très simple. Si on considère que nous respirons le même volume d’air à chaque respiration, restreindre le mouvement naturel dans une région va initier du mouvement dans une autre région du corps. Il se peut qu’il s’agisse d’une région où le mouvement est faible ou commence dans une région nouvelle, à condition que nous restions dans un état détendu avec un sentiment de «lâcher prise».

Pensez à un ballon de baudruche rempli d’air. Si nous pressons à un endroit, il se gonflera à un autre endroit. C’est pour cela que pendant le maintien de la posture, si nous respirons normalement (ou un petit peu plus profondément que d’habitude), nous trouverons que ces régions non comprimées vont « se dilater et se rétracter » à cause des mouvements respiratoires en réponse compensatoire à la région comprimée (à cause de la posture). Plusieurs régions vont spontanément participer à cette activité dès qu'on essaye de se détendre encore plus..

Plus nous détendons une partie du corps et y relâchons les tensions musculaires, plus les mouvements respiratoires seront libres dans cette partie. Réciproquement les parties du corps où on fait l’expérience d’une plus grande amplitude respiratoires seront les parties le plus détendues.

Les mouvements respiratoires sont une des manifestations périphériques de l’activité de prâna et apâna vâyus. Travailler avec les âsanas, afin de libérer les tensions et les crispations des groupes musculaires qui interfèrent avec les mouvements respiratoires et ouvrir les régions fermées ou bloquées par rapport à l’activité pranique, contribue à nâdi suddhi prânâyâma.

 

(2)                      La contraction et le relâchement rythmique du diaphragme et des muscles intercostaux soutiennent notre respiration naturelle. En langage médical on l’appelle respiration diaphragmatique. En langage yoguique nous pourrons l’appeler samâna vâyu car nous ne faisons pas l’expérience de la moindre tension dans le corps.

Le tronc est divisé en deux cavités, la cavité thoracique et la cavité abdominale, par le diaphragme. La cavité thoracique reste en permanence ouverte et connectée à l’extérieur par la trachée et les ouvertures nasales.

La cavité abdominale par contre reste fermée la plupart du temps et communique dans la vie ordinaire seulement avec l’extérieur par l’action d’avaler, de boire, d’uriner, de déféquer, les menstruations et l’accouchement.

A l’intérieur, la cavité abdominale reste en lien avec les autres parties du corps par les vaisseaux sanguins et les canaux lymphatiques.

A la périphérie, les deux dômes du diaphragme s’attachent aux côtes inférieures. Au centre les deux piliers (piliers internes) du diaphragme s’attachent aux corps des vertèbres lombaires (de L1 à L4 à droite, de L1 à L3 à gauche)  et  les piliers externes sur les arcades fibreuses qui enjambent 2 muscles (l’arcade du psoas et l’arcade du carré des lombes).

De par la contraction des dômes du diaphragme la pression intra thoracique diminue et aide ainsi l’aspiration de l’air de l’extérieur dans les poumons (inspiration). Pendant le relâchement du diaphragme la pression intra thoracique augmente et fait ainsi sortir l’air des poumons (expiration). Nous apprenons ce mécanisme de respiration à l’école.

Lorsque la pression intra thoracique diminue pendant l’inspiration, au même moment la pression intra abdominale commence à augmenter. C’est cette augmentation de la pression qui agit sur la paroi abdominale de l’intérieur et la fait bouger vers l’extérieur dans les diverses directions où il n’y a pas de résistance à sa libre manifestation.

Pendant l’expiration c’est l’inverse qui se passe : la rétraction de la paroi du corps. Nous pouvons faire l’expérience de ce phénomène comme une force intérieure, prâna sakti ou force vitale, qui agit sur la paroi abdominale de l’intérieur.

 

Une courte révision de ce que nous avons fait

et appris jusqu’à présent :

 

1.                Dans notre vie quotidienne nous restons liés à des objets et évènements divers (indriya visayâs) dans le monde extérieur (bâhya âkâsha) par nos cinq organes de sens et nos facultés sensorielles (pancha jnânendriyâs) et nous travaillons pour la plupart du temps avec les mouvements des bras, des jambes et de la colonne vertébrale. Nous utilisons notre respiration pour communiquer et exprimer nos pensées et sentiments.

2.              Pendant notre pratique de yoga nous avons changé temporairement notre comportement habituel. Nous nous sommes détachés du monde extérieur (pratyâhâra) et nous avons pris des postures corporelles simples et stables (âsanas ou postures) où nous avons pu développer un sentiment de lâcher prise et du relâchement de l’effort. (prayatna shaithilya).

                      Par la proprioception et la viscéroception nous avons commencé à faire l’expérience du corps et à le comprendre en tant que structure physique permettant notre existence et survie dans ce monde. (annamaya kosha).

3.              Au lieu de donner de l’importance aux mouvements non respiratoires du corps, nous avons privilégié la sensation, le ressenti et l’expérience de nos mouvements respiratoires[8] (prânamaya kosha manifestant l’activité de prâna et d’apâna) étant une de nos activités vitales nécessaires à notre existence et survie dans ce monde.

4.              Nous avons développé (smruti) une capacité d’être le témoin de nos pensées, souvenirs (vicâra) et traces du passé (samskara), responsables de la plupart de nos comportements (citta-vrittis), lorsqu’ils arrivent dans notre conscience quand nous travaillons avec nous-mêmes.

5.              Nous avons jusqu’à présent étudié et observé l’influence des diverses positions du corps sur notre conscience du corps et sur notre conscience des mouvements respiratoires. En faisant cela nous avons développé quelques idées à propos de certains concepts yoguiques tels que vâyus, prâna, les canaux de vâyus et de prâna, prâna sakti etc.

 
   

 

[1] Par exemple les fonctions du cœur, des reins, de la digestion, certaines hormones, le système immunitaire etc.

[2]  Il y a d’autres fonctions réflexes  innées tel que la succion, saisir etc. ;

[3] il ’agit des mouvements de la paroi du corps en lien avec la respiration.

[4] Ceci est l’approche de docteur Bhole du pr?n?y?ma. Vous ne trouverez pas cet approche dans d’autres livres, écrits pour les personnes éduquées selon la science médicale moderne.

[5]               Samam k?ya siro grivah dh?rayan achalo bhavet.

[6]               Baddhapadm?sano yogi pr?nam candrena purayet/

                  Dh?rayitv? yath?sakti bhuyah s?ryena recayet // H.P.-II:7//

                  Pr?nam s?ryena c?krsya purayed-udaram sanaih /

                  Vidhivat kumbhakam krtv? punascandrena recayet // H.P.-II:8 //

[7]  Par exemple : la cavité pelvienne, de l’estomac, de la cage thoracique, de la bouche, du crâne, la cavité vertébrale, et les espaces intérieurs des bras, des jambes, des yeux, des oreilles, de la nuque etc.

[8]  Par la perception kinesthésique.